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Livre |
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Le livre écrit par le webmaster (Olivier Duffez)
et Didier Bonin, champion de France

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+ d'infos
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Une
légende australienne, recueillie par Arthur et Les Janetski,
raconte la naissance du premier boomerang :
"Aux premiers jours du Temps des Rêves, les hommes devaient
ramper sur leurs mains et leurs genoux car le ciel touchait
presque le sol. Un jour, un vieux chef s'approcha d'une mare
d'eau magique et se pencha pour boire. Alors qu'il se désaltérait,
il vit un magnifique bâton tout droit dans l'eau. De la main
il l'atteignit et s'en empara.
"Et soudain il se mit à penser : "Avec ce bâton,
je peux repousser le ciel, et nous pourrons vivre debout !"
Alors il poussa et poussa le ciel jusqu'à l'endroit où il
se trouve maintenant, et les arbres commencèrent à grandir,
les opossums gambadèrent sur les branches et les kangourous
se mirent à sauter de joie.
"Le vieux chef regarda son bâton et vit qu'il était terriblement
courbé. Se disant qu'il ne servirait plus à rien, il le jeta
au loin, mais le bâton revint vers lui. Il le jeta de nouveau
et le bâton revint encore. Alors il le garda et le baptisa
"boomerang."

Le
Capitaine Cook
Les Européens
ont découvert les boomerangs en 1770, lorsque le Capitaine
James Cook prit possession de l'Australie au nom de l'Angleterre.
Les fiers conquérants éprouvèrent un profond mépris pour ce
peuple. Les aborigènes vivaient à l'âge de pierre et ne connaissaient
ni le travail des métaux, ni l'écriture, ni même l'arc et
les flèches. Mais les conquérants restèrent bouche bée lorsqu'ils
virent les aborigènes lancer et rattraper un étrange instrument
courbé ressemblant à une épée en bois.
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D'où
vient le mot 'boomerang' ?
La première tribu que rencontra
le Capitaine Cook fut celle des Turuwals, en Nouvelles-Galles
du Sud, qui criaient "boom - ma - rang !"
lorsqu'ils rattrapaient cet étrange objet. Cette
expression signifie "Reviens, bâton !"
Selon d'autres auteurs, le mot boomerang est issu
du terme aborigène boomari, qui veut dire
vent ...
Pour
en savoir plus : 
lire l'étude
australienne du mot "boomerang"
consulter la trentaine
de définitions sur le site du Hopla BC
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Le boomerang aborigène est construit à partir
d'un morceau de bois taillé dans une branche d'acacia ou d'eucalyptus.
La forme du boomerang est ébauchée à la hache, chauffée au-dessus
d'un feu de bois, puis courbée pour prendre sa forme définitive.
Enfin il est travaillé avec un silex, poli avec du sable,
puis peint.

Collection
de vieux boomerangs aborigènes, de deux killing
sticks (au centre) et d'un boomerang moderne décoré
"aborigène" (à droite)

Photo
: Didier Bonin
Bâtons
de jet ou killing sticks fabriqués par les Aborigènes
d'Australie pour la chasse ou certains rituels (300 g).
Le bois utilisé est un acacia, strié au silex
et enduit de terre ocre. Notez la forme très particulière
du hooked boomerang.

Lors des grands rassemblements,
les tribus se défiaient au travers de compétitions de précision,
de vitesse, de qualité de vol. Les chasseurs pouvaient ainsi
démontrer leur adresse, leur précision, leur force. Cependant,
il faut bien savoir que le boomerang ne servait pas à tuer
les animaux. A cette fin, les aborigènes utilisaient un bâton
faiblement courbé, beaucoup plus lourd (300 à 400 grammes),
nommé killing stick*.

Quatre
killing sticks datant du milieu du XIXème siècle, recueillis
en Nouvelles Galles du Sud, dans la région d'Upper Darling
River. Décorés de motifs typiques du Queensland, leur envergure
varie entre 71,8 cm (pour celui du haut), et 1,15 m (pour
celui du bas). Ils sont exposés à la National Gallery de
Victoria.
[Sources : "Boomerang",
de J.-L. Porquet et D. Pouillet]
En
savoir plus sur les killing sticks... 
La chasse aux oiseaux était une autre utilisation du boomerang.
Des vols de boomerangs associés à des cris les effrayaient
et les rabattaient vers des filets. Enfin les boomerangs étaient
aussi des instruments de musique rythmant les danses et les
chants.
Mais
les recherches archéologiques ont montré bien plus tard, que
le boomerang était connu par de nombreux peuples sur toute
la planète. Le plus ancien boomerang, taillé dans une défense
de mammouth, a été retrouvé en Pologne. Il date de 23 000
ans ! Des modèles ont été retrouvés en Egypte dans les pyramides
des pharaons, en Indonésie, dans l'Arizona (peuple indien
Hopi), en Inde, en Hollande et en Allemagne. Souvent construits
en bois, les boomerangs se conservent très mal. On pense qu'ils
étaient connus de nombreux peuples, mais ils n'ont survécu
que chez les aborigènes Australiens, ce peuple de rêveurs.
Cependant aujourd'hui les aborigènes d'Australie,
longtemps meurtris par l'implantation du peuple anglais sur
ce continent, ne vivent plus guère que dans le "bush",
et ne savent plus fabriquer de bons boomerangs. La plupart
peignent en série des boomerangs pour touristes mais les décors,
toujours typiques de leur art, restent uniques.

La
forme classique "aborigène"

Photo
: Didier Bonin
Boomerangs
réalisés par des artistes Aborigènes
d'Australie. Les peintures sont parfois magnifiques et représentent
la plupart du temps des animaux du bush australien. Au centre,
belle pièce de Greg Weatherby, artiste 89/90.
Engin
de jeux ou de chasse ?
La confusion est fréquente ! Les aborigènes utilisaient
2 sortes d'objets : les "boomerangs", courbés,
assez légers et capables de revenir aux lanceurs à l'occasion
de jeux ou concours et les "killing sticks"
*, peu courbés, plus
lourds (300 g), utilisés pour effrayer des oiseaux et les
rabattre dans des filets ou viser des proies ... Mais ces
bâtons volaient tout droit, sans retour.

Description
du boomerang
Le boomerang
était un objet inconnu et fascinant dans l'Europe du
XIXème siècle. En témoigne cet article
publié en 1858, relatant la découverte de cet
objet mystérieux :


Evolution
Le boomerang sportif existe depuis une trentaine
d'années. Les premiers clubs et les premières fédérations
apparaissent en Europe, en Australie et aux Etats-Unis dès
les années 1970.
Paradoxalement, la pratique du boomerang reste impopulaire
au pays des kangourous sans doute en raison de ses attaches
avec le peuple aborigène. D'autre part, les lanceurs ont du
mal à se réunir dans ce pays si vaste et les tournois sont
rares. Malgré tout, de nombreux lanceurs Australiens ont marqué
l'histoire du boomerang sportif et il semblerait que cela
bouge aujourd'hui en Australie.
Mais le pays qui donne le plus bel élan dans
les années 80 est sans doute les Etats-Unis qui domine la
compétition depuis 10 ans avec une belle poignée de champions.
En Europe, la France et l'Allemagne, bien organisées, sont
devenues les 2 nations fortes du boomerang et les grandes
rivales des Etats-Unis.
Mais n'oublions pas la Suisse, la Belgique, la Hollande, l'Italie
ou de nouvelles nations venant grandir ce monde de passionnés
comme le Japon, le Canada, le Brésil ou la Bulgarie.
L'avenir de ce sport reste imprévisible et
dépendra en partie de l'envie des lanceurs expérimentés de
transmettre leur passion aux jeunes qui semblent attirés par
cet "objet magique"...
| Commentaires : |
08-04-2002
piotrevski Historique du boomarang... ca laisse perplexe... comme une verité née du "couper/coller" qui se presente immuable et partagée, puisqu'on a tous fait couper/coller, les uns après ls autres, les uns dans les autres, finalement surs et droits comme la science, c'est comme ca et pas autrement... Il y avait sans doute des batons qui reviennent sur les terres immergées, un peu partout et depuis tellement de millénaires qu'on s'estreint a en deduire la forme et le but d'une dernière peuplade active en ceuillette et chasse dont vite vite ils ont étenchèrent la soif a coup de carton de whiskies et de mensonges cruels... N'y a t il pas en soi, chacune et chacun, un reste de quelque chose, de geste ou d'attitude, qui se reppellerait "quelque part" ;-) de la froideur du silex et de l'angle a lui intimer pour faire voler le bout de l'arbre... et par ce chemin la se rapprocher d'une histoire de boomerang, mais qui serait alors aussi celle de ceux qui la vecurent et comment, d'une histoire qui serait de cette epoque et de celle ci, sans renier l'epoxy, ni la sauteuse, mais en creant des pont entre ceci et la magie qu'ont du avoir dans les yeux ceux qui inventèrent, par association de sensations d'observation et de hasards, le vol des arbres.
non??
Scie sauteuse, lime, epoxy... alors que quelques silex, de bons coups de pattes, une image mentale de l'objet a venir, des tests de justesse pour le vol, l'observation lors de nombreuses marches des formes des branches des arbres des lieux qu'on traverse, l'imagination que ces formes suscitent, l'invention par l'apprivoisement... voilà des voyages dans le temps qu'avec des scies sauteuses l'on obtient pas.
Les pales des boomerangs servaient aussi a creuser le sol pour trouver des vers pour la peche et après la chasse l'on assemblait en rond des pierres, on plantait les boom aux points magiques, pale dressée vers le ciel, l'autre enracinée dans la mère, et l'on racontait la chasse, le vol des sticks, l'envol des volatile, la force des hommes et le mystère qui faisait revenir le bois alentours, lorsque la cible s'échappait... si je le sais? oui. si je l'ai appris? oui. Comment? en marchant dans une vallée, quelques bomms en main, dans l'état d'esprit reinventé d'un homme des temps reculé... et le premier vol d'un bout d'arbre? quelle science, quelle historien pointu pourra jamais le decrire a force de preuves...
c'est la différence entre ceux qui par un objet remontent le temps et s'approchent des vivants d'avant et ceux qui cherchent a reproduire un geste unique et parfait, de competition, de consommation, de science exacte... ceci dit pour qui cherche des formes il suffit de regarder au dedans de soi, mieux, d'experimenter celles que les arbres proposent, les courbes des rivières, le defilement croissant des nuages, le plan que murmure la lune, la nuit, dans ton sommeil, de chasseur ceuilleur qui possède l'intuition qu'avec ce bout de branche courbe que tu a lancer cet après midi, tu arriverais a le faire revenir a tes pieds, ce qui serait preferable a devoir en construire une chiée... Imagine la tronche des gars qui voudraient nous attaquer... nous, a trente en ligne, muscles bandés, boom a la main, lourdes pales au vent, a une centaine de pas, lancant de concert nos bois, aucune tribu n'osera plus nous affronter, nous vivrons tranquillement dans la vallée... heureux de les avoir detournés, apaisé des frayeurs de la guerre, nous psalmodierons les chants rituels et decorerons nos bois volants, un peu de sang, de resine, d'ocre, de pourpre, de charbon de bois... et le rythme des circonvolutions s'inscriront dans un ciel, pour le plaisir de nos yeux, pour implementer nos reves, qui des lors peuvent tendre a un peu de magie, disons simplement un brin de poésie... chers tekniciens, mes ancetres et moi vous saluons bien et ne regrettons pas votre epoque lisse et mecanique.
sinon c'est un cool site, mais trop cyber machin, pas assez laissez rever, alors que franchement, un boom, a part pour les malades mentaux qui veulent absolument demontrer leur pure adresse et leur lunettes noires, c'est avant tout un objet fascinant, qui initie le reve... suffit de voir les enfants qui en decouvrent le vol...
peace
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